La "charge de la séduction" désigne le poids, matériel et psychologique, qui repose traditionnellement sur l'un des partenaires dans l'initiation d'une relation amoureuse : premier pas, invitation, prise de risque du rejet, et souvent frais engagés lors des premiers rendez-vous. Dans les normes hétérosexuelles occidentales encore répandues, cette charge est majoritairement attribuée aux hommes, ce qui a nourri, en miroir de la notion de charge mentale au sein du couple, une réflexion sur les coûts genrés de la vie sentimentale.
L'expression circule surtout dans les discussions sur les applications de rencontre, où l'asymétrie se voit concrètement : les hommes envoient statistiquement davantage de premiers messages et essuient davantage de silences ou de refus, tandis que les femmes gèrent un afflux de sollicitations et le travail de tri que cela implique.
Le débat oppose deux lectures : l'une souligne le coût psychologique et financier que cette charge fait porter aux hommes, l'autre rappelle que les femmes assument en retour une charge de vigilance et de gestion du risque tout au long de l'interaction, ce qui invite à parler de charges différentes plutôt que d'une charge unilatérale.