Le féminisme libéral, parfois appelé féminisme égalitaire, s'inscrit dans l'héritage de la pensée des Lumières, avec des figures comme Mary Wollstonecraft au XVIIIe siècle, puis les mouvements suffragistes du XIXe et du début du XXe siècle. Il vise l'égalité des femmes et des hommes dans le cadre des institutions existantes : droit de vote, accès à l'éducation, égalité salariale, représentation politique et professionnelle.
Ce courant privilégie la réforme des lois et des politiques publiques, la représentation dans les institutions et les entreprises, plutôt que la remise en cause du système économique ou de l'organisation familiale elle-même. Il correspond souvent, dans les faits, à la forme de féminisme la plus visible dans les médias grand public, les entreprises ou les partis politiques.
Il est critiqué par les courants plus radicaux ou marxistes, qui lui reprochent de se limiter à une égalité formelle, essentiellement juridique et statistique, sans toucher aux structures profondes de la domination masculine, et d'avoir surtout profité aux femmes déjà favorisées sur le plan social ou économique, laissant de côté les situations les plus précaires, notamment dans les emplois les moins qualifiés.