L'expression est bien antérieure aux débats contemporains : on la retrouve dans la littérature et le théâtre occidentaux depuis plusieurs siècles pour évoquer, souvent sur un mode ironique, les tensions et rapports de force entre hommes et femmes. Son usage actuel, plus polémique, décrit un climat de défiance croissante entre les sexes, alimenté par les réseaux sociaux, la manosphère et certains discours féministes perçus comme radicaux par leurs détracteurs.

L'expression recouvre des phénomènes concrets régulièrement documentés : baisse du nombre de rencontres amoureuses chez les jeunes générations, divergence des opinions politiques entre jeunes hommes et jeunes femmes dans plusieurs pays occidentaux, méfiance réciproque accrue dans certains contextes.

La formule elle-même est critiquée pour son caractère caricatural : elle suppose deux camps homogènes et opposés, alors que les désaccords traversent aussi bien les hommes entre eux que les femmes entre elles. Certains commentateurs y voient malgré tout un raccourci commode pour nommer un phénomène réel de polarisation, tandis que d'autres estiment qu'elle attise les tensions qu'elle prétend seulement décrire, en transformant un désaccord d'opinion en conflit identitaire irréconciliable.