L'expression apparaît dans les études sur les hommes et les masculinités dès les années 1980, avant de se répandre largement dans le débat public au cours des années 2010. Elle ne désigne pas les hommes eux-mêmes, mais un ensemble de normes sociales attribuées au masculin, comme l'interdiction de montrer sa vulnérabilité, la valorisation de la domination ou le recours à l'agressivité pour affirmer son statut, considérées comme nuisibles autant pour les hommes qui les intériorisent que pour leur entourage.
Le terme recouvre des réalités variées selon les auteurs : pression à la performance, homophobie comme régulateur du comportement masculin, difficulté à demander de l'aide psychologique. Certains lui préfèrent des formulations moins clivantes, comme les normes masculines restrictives ou la masculinité hégémonique.
La critique du terme vient de plusieurs directions. Une partie du public masculin y entend une stigmatisation de la virilité en général, tandis que certains chercheurs en sciences sociales jugent l'expression trop englobante pour être analytiquement utile. D'autres estiment au contraire qu'elle reste nécessaire pour nommer des comportements précis sans accuser les hommes en tant que tels.