Le mot-valise "mansplaining" (contraction de "man" et "explaining") naît dans les commentaires en ligne autour d'un essai de l'écrivaine américaine Rebecca Solnit publié en 2008, "Men Explain Things to Me", où elle raconte un homme lui expliquant longuement son propre livre, sans savoir qu'elle en était l'auteure.

Le terme désigne le fait, pour un homme, d'expliquer à une femme quelque chose qu'elle connaît déjà, souvent mieux que lui, sur un ton condescendant qui présume son ignorance du simple fait qu'elle soit une femme. L'exemple type reste la réunion professionnelle où une experte se voit réexpliquer son propre domaine par un collègue moins qualifié qu'elle, sans que celui-ci en ait conscience.

Popularisé par les réseaux sociaux, le mot a rapidement dépassé son cadre initial pour désigner toute explication jugée intrusive venant d'un homme, ce que certains linguistes et commentateurs, y compris féministes, jugent problématique : le terme présume une intention et un genre avant même d'observer le comportement réel, et peut disqualifier une explication légitime au seul motif de qui la prononce.