Issue de courants de développement personnel et de coaching relationnel apparus notamment aux Etats-Unis, la notion de polarité postule que l'attirance et le désir naîtraient d'une différence marquée entre une énergie dite masculine, associée à la direction et à l'affirmation, et une énergie dite féminine, associée à la réceptivité et à l'émotion, indépendamment du sexe biologique de la personne qui les incarne.
La théorie s'est diffusée dans une partie de la manosphère et dans certains cercles de coaching amoureux mixtes, où elle sert à expliquer des difficultés relationnelles par un manque de contraste entre partenaires, l'un des deux occupant, selon cette grille, une position trop proche de celle de l'autre.
Le concept est critiqué pour son manque d'assise scientifique et pour la façon dont il peut, dans ses usages les plus rigides, reconduire des stéréotypes de genre traditionnels sous un vocabulaire nouveau, présenté comme énergétique plutôt que social. Ses partisans répondent qu'il décrit une dynamique observable dans le couple, indépendamment de toute intention normative sur les rôles de chacun, et qu'elle peut s'appliquer à des couples de même sexe sans référence au sexe biologique.