Le sexisme hostile désigne des attitudes ou des propos ouvertement négatifs à l'égard des femmes, fondés sur l'idée qu'elles seraient inférieures, manipulatrices ou menaçantes pour l'ordre social établi. Le terme est théorisé conjointement au sexisme bienveillant par Peter Glick et Susan Fiske à la fin des années 1990, dans le cadre plus large de leur théorie de l'ambivalence sexiste.
Il se traduit par des remarques dévalorisantes, des blagues méprisantes, des interruptions systématiques en réunion ou des comportements discriminatoires explicites, dans la sphère professionnelle comme dans l'espace public ou familial. Contrairement au sexisme bienveillant, il est plus facilement identifiable et condamné socialement, ce qui en fait la forme la plus étudiée dans les grandes enquêtes internationales sur les discriminations de genre.
Les chercheurs insistent toutefois sur le fait que le sexisme hostile ne fonctionne pas isolément : il coexiste souvent avec ses formes plus douces et moins visibles, formant un système d'attitudes complémentaires qui, selon les études, participerait au maintien des hiérarchies de genre plutôt qu'à leur seule expression brutale et ouvertement assumée.