Le terme désigne un courant apparu dans les années 2000 et 2010, popularisé notamment par l'auteur américain Roosh V, qui prône un retour à des rôles de genre perçus comme traditionnels, l'homme protecteur et pourvoyeur, la femme davantage centrée sur la sphère domestique, présenté comme une réponse aux transformations sociales issues des mouvements féministes.
Le mouvement se distingue des simples critiques du féminisme par un projet plus large de réorganisation des rapports sociaux, incluant parfois un discours sur la démographie, la natalité ou la civilisation occidentale, ce qui le rapproche à certains égards de courants politiques conservateurs ou identitaires.
Les critiques adressées au néomasculinisme portent sur son caractère essentialiste, l'idée que les rôles masculin et féminin seraient fixés par nature, et sur ses accointances avec des mouvances politiques radicales. Ses défenseurs revendiquent au contraire un retour à un ordre social qu'ils jugent plus stable et plus satisfaisant pour les deux sexes, un argument que la recherche en sciences sociales conteste largement, faute de données solides pour l'étayer et compte tenu de la diversité des modèles familiaux observés dans le monde.